

Publireportage rédigé par le Dr Hélène Vasseur, parodontologue
Ce qu'on ne prend jamais le temps de vous expliquer en consultation : pourquoi une gencive qui recule ne s'arrête pas avec un meilleur brossage, pourquoi les gels vendus partout sur internet ne peuvent physiquement pas descendre là où ça se passe, et les dix minutes par jour que ma propre sœur a commencées trois semaines avant sa greffe. Greffe qu'elle n'a jamais faite.
Vous êtes peut-être arrivée ici pour l'une de ces raisons :
Dans les cinq cas, la cause est la même : une poche, trois millimètres sous la gencive, là où rien de ce qu'on vous a donné ne descend. Je vais vous la montrer.
Chère lectrice, cher lecteur dont les gencives reculent,
Je vais me mettre à dos une partie de mes confrères. Tant pis.
Je m'appelle Hélène Vasseur. J'ai 61 ans et j'ai passé vingt-six ans dans un cabinet de parodontologie à Bordeaux, à sonder des gencives et à décider qui partait en chirurgie et qui n'y partait pas.
Il y a deux ans, ma sœur aînée, Colette, a appelé le secrétariat pour annuler sa greffe de gencive. Trois semaines avant la date.
La secrétaire lui a demandé si elle voulait reprendre un créneau. Elle a répondu qu'elle rappellerait si besoin.
Elle n'a jamais rappelé.
Ce n'est pas moi qui ai annulé à sa place. C'est important, et vous comprendrez pourquoi. Je lui ai seulement donné ce que personne, en deux ans de rendez-vous, ne lui avait expliqué : où se trouve réellement le problème.
Pendant des années, j'ai recommandé des greffes, des bains de bouche et des brossettes à mes patientes.
Aujourd'hui, je sais : c'était une erreur.
Pas parce que j'étais négligente. Pas parce que je travaillais mal.
Mais parce que, comme tous mes confrères, on m'a appris à mesurer une profondeur et à programmer une intervention. Jamais à expliquer pourquoi une gencive ne guérit pas.
Il m'a fallu vingt-six ans pour comprendre ce que je vais vous expliquer dans les huit prochaines minutes.
Votre gencive ne recule pas parce que vous brossez mal. Elle recule parce que tout ce qu'on vous a donné agit trois millimètres trop haut.
Ce geste, je l'ai fait des dizaines de fois par jour pendant vingt-six ans : une petite sonde graduée glissée entre la dent et la gencive, et je lis un chiffre.
Deux millimètres, tout va bien. Quatre, on en reparle. Six, je décroche mon téléphone.
Il y a une patiente à laquelle je pense chaque fois que je sors cette sonde. Je l'appellerai Régine.
Cinquante-trois ans. Brossage matin et soir, fil dentaire tous les soirs, depuis trente ans. Trente ans sans en rater un.
Et elle était assise en face de moi pendant que je lui parlais de chirurgie.
Elle m'a dit une phrase que je n'ai jamais oubliée : « Ça n'a aucun sens. »
Elle avait raison. Et je lui ai répondu ce qu'on nous apprend à répondre : qu'il fallait revoir sa technique de brossage, ajouter les brossettes, et revenir dans six mois.
Autrement dit, je lui ai fait porter la faute. Pour ne pas avoir à lui avouer que je ne savais pas expliquer.
C'est la phrase la plus répandue de ma profession, et c'est la plus injuste. « Brossez-vous mieux. » Comme si trente ans de fil dentaire tous les soirs, c'était de la négligence.
Regardez les chiffres de l'Union française pour la santé bucco-dentaire : 19,4 millions de Français sont concernés par une maladie des gencives. Un tiers saigne en se brossant. Et 85 % ne savent même pas ce qu'est une maladie des gencives.
Quatre-vingt-cinq pour cent. Ce n'est pas de l'ignorance de votre part. C'est un défaut d'explication, et il vient de mon côté du bureau.
Prenez votre brosse à dents. Regardez les poils. Ils font une dizaine de millimètres et ils balaient la surface.
Maintenant, regardez en dessous.
Entre la dent et la gencive, il existe un espace. Un à deux millimètres chez quelqu'un dont la gencive va bien. Quand l'inflammation s'installe, cet espace se creuse. Trois. Quatre. Parfois six.
C'est ce qu'on appelle une poche. Un milieu fermé, tiède, sans oxygène, où le dépôt bactérien s'organise et s'accroche.
Votre brosse ne descend pas dedans. Les poils s'arrêtent sur le bord. Votre fil la frôle : il passe entre les dents, pas sous la gencive. Votre bain de bouche la rince en surface et ressort avec le crachat.
Voilà pourquoi vous pouvez vous brosser trois fois par jour pendant trente ans sans que rien ne change.
Vous ne brossez pas au mauvais endroit. Vous brossez au bon endroit, mais le foyer est trois millimètres plus bas.
Relisez votre propre histoire à la lumière de cette phrase.
Voilà pourquoi la brosse électrique à 200 euros n'a rien changé. Elle nettoie mieux une surface qui n'a jamais été le problème.
Voilà pourquoi l'hydropulseur n'a rien changé. Il chasse ce qui se voit.
Voilà pourquoi le détartrage tient trois semaines. On vide la poche au cabinet, on ne la referme pas, et elle se remplit.
Et voilà surtout pourquoi brosser plus fort aggrave tout. La réaction naturelle, quand on voit du sang, c'est d'appuyer. Vous usez alors le peu de gencive qui vous reste, pendant que le foyer, lui, continue de travailler dessous, tranquille.
Vous avez forcément croisé leurs publicités. Des gels, des poudres, des dentifrices au collagène, des tubes à 34,95 euros la boîte de trente jours.
Lisez leur argumentaire, parce qu'il est bon. Ils vous expliquent que le foyer se trouve à quelques millimètres sous la gencive, hors d'atteinte du dentifrice, du bain de bouche et même du nettoyage professionnel.
Sur ce point, ils ont raison. C'est exactement ce que je viens de vous décrire, et c'est ce que je n'ai pas su expliquer à Régine.
Et puis ils vous vendent un gel.
Un gel, c'est une matière. Une matière ne descend pas dans une poche fermée. Elle se pose sur le bord, votre salive la dilue en quelques minutes, vous avalez le reste. C'est exactement le trajet du dentifrice qu'ils critiquent deux paragraphes plus haut.
Ils ont raison sur le problème, et tort sur la solution.
Et ce n'est pas un détail de formulation, c'est de la physique. Pour agir à quatre millimètres sous la gencive, il faut soit ouvrir, et c'est le travail du chirurgien, soit traverser le tissu.
La seule chose qui traverse un tissu sans avoir besoin de s'y glisser, c'est la lumière.
Quand je posais l'indication d'une greffe, je disais la vérité : on prélève un petit morceau de tissu au palais, on le suture par-dessus la racine mise à nu, et la dent est de nouveau couverte.
Ce que je disais moins fort : on recouvre. On ne traite pas ce qui a creusé.
La poche, elle, est toujours là sous le greffon. Personne ne l'a refermée. On a simplement mis un toit dessus.
Voilà ce que des patientes écrivent une fois rentrées chez elles. Ce ne sont pas mes mots, ce sont les leurs :
« J'ai subi une greffe de gencive pour traiter une rétraction. Si j'avais su ce que j'allais traverser, je ne l'aurais pas faite. Les suites sont horribles, on ne peut pas parler, on ne peut pas manger. »
« Les zones greffées sont redescendues exactement là où elles étaient avant l'intervention. »
Entre 320 et 500 euros par intervention, rarement remboursés, et une convalescence où l'on mange froid et liquide pendant plusieurs jours.
Je ne dis pas qu'une greffe ne sert jamais. J'en ai fait poser, et pour certaines patientes c'était la bonne décision. Je dis qu'elle répare une conséquence pendant que la cause continue de travailler dessous.
Et je dis surtout ceci : quand on vous propose une greffe, personne ne vous propose d'abord d'essayer de stopper ce qui creuse. On passe directement au bloc, parce que le bloc, lui, a un code et une cotation.
Ce qui m'a fait changer d'avis n'est pas venu de la parodontologie.
La lumière rouge est étudiée depuis des années dans le domaine de la récupération des tissus. Son intérêt n'est pas ce qu'elle dépose, c'est ce qu'elle traverse. Une gencive est un tissu fin et très vascularisé : la lumière rouge y pénètre, là où une matière reste posée dessus.
C'est le seul point où un appareil fait quelque chose qu'un tube ne fera jamais, quel que soit son prix.
Le dispositif dont je vous parle s'appelle Lusivae. C'est une gouttière transparente qui épouse les deux arcades, reliée à un petit boîtier rechargeable.
Vous la posez, vous appuyez, et vous vaquez à vos affaires. Dix minutes par jour, de préférence le soir après le brossage. Pas de prescription, pas de rendez-vous, pas de salle d'attente, pas de formulaire de consentement.
Maintenant, ce que cela ne fait pas, et je préfère vous le dire ici plutôt qu'en bas de page :
Cela ne fait pas repousser une gencive qui est partie. Le tissu perdu ne revient pas. Quiconque vous promet l'inverse vous ment, et il y en a beaucoup sur ce marché.
Cela ne blanchit rien. Ce n'est pas le sujet et ce ne le sera jamais sur cette page.
Cela ne remplace ni un détartrage ni un suivi. Continuez d'y aller.
Ce dont on parle, c'est d'arrêter l'hémorragie. De s'occuper tous les jours, chez vous, de l'endroit précis dont personne ne s'occupe entre deux rendez-vous. C'est moins vendeur qu'un miracle. C'est vrai.
Maintenant je vais être dure, parce que c'est la partie qu'on ne vous dit jamais en consultation et que c'est pourtant la seule qui compte.
Quand la gencive recule, l'os dessous recule avec elle. Et l'os, lui, ne revient pas.
Vous croyez que l'enjeu, c'est une dent. L'enjeu, c'est ce qui tient le bas de votre visage.
Voici les mots d'un homme de trente-deux ans qui a déjà perdu les siennes. Je les ai lus sur un forum et je ne les ai plus oubliés :
« Vous n'avez aucune idée de ce que c'est tant que vous ne les avez pas perdues. Quand je retire mon appareil et que je mords, mon visage s'effondre comme chez les personnes âgées, alors je ne mange plus en public. Ma bouche est creuse, décharnée, pleine de rides, parce qu'il n'y a plus de racines pour la soutenir. Ma mâchoire recule et disparaît, mes joues sont creuses. »
Trente-deux ans.
Ce qui soutient vos joues et le contour de votre bouche, ce sont vos racines et l'os qui les entoure. Quand cet os se retire, la peau n'a plus rien derrière elle. C'est pour cela que le visage se creuse, et aucune crème n'y changera quoi que ce soit.
Ce n'est pas une question de sourire. C'est une question de visage.
Et c'est pour cela que je trouve indécent qu'on réponde « on surveille, revenez dans six mois ». Six mois, c'est l'unité de temps d'un cabinet. Ce n'est pas l'unité de temps d'une poche, qui elle travaille toutes les nuits.
J'ai passé vingt-six ans du côté de celui qui facture. Voici ce que personne ne vous met jamais noir sur blanc :
| Ce qu'on vous propose | Ce que ça coûte | Ce que vous obtenez |
|---|---|---|
| Détartrage profond et surfaçage radiculaire | 600 à 1 000 € la bouche complète | La poche est vidée, elle n'est pas refermée |
| Un devis relevé sur un seul secteur | 1 800 € | Un quart de la bouche |
| Greffe de gencive, par intervention | 320 à 500 €, rarement remboursés | Un recouvrement, et des témoignages de récidive |
| Les gels et poudres vendus en ligne | 34,95 € la boîte de 30 jours, chaque mois | Une matière qui reste en surface |
| L'appareil dont je vous parle | Moins de 100 €. Une seule fois. | Dix minutes par jour, chez vous, sur la zone concernée |
Et tout en bas de cette liste, il y a la ligne dont personne ne parle : l'extraction complète et les implants. Un patient a publié le devis qu'on lui avait remis : 30 000 dollars. Une autre écrivait, le même mois : « J'ai trente euros sur mon compte. »
Ces deux phrases résument ce marché mieux que n'importe quelle brochure.
Regardez le modèle économique de ce qu'on vous vend contre le déchaussement. Un tube. Trente jours.
34,95 euros la boîte. Douze boîtes : 419 euros pour une année. Et l'année suivante on recommence, parce que le jour où vous arrêtez, vous êtes revenue au point de départ.
Ce n'est pas un traitement. C'est un abonnement à votre propre problème.
Un appareil, vous l'achetez une fois. Il n'y a pas de recharge, pas de cartouche, pas de tube à racheter le mois suivant.
Je vais être honnête jusqu'au bout : c'est un mauvais modèle commercial. Une cliente qui achète une fois ne revient pas. Aucune marque de gel ne peut se permettre de vous écrire cette phrase, et c'est exactement pour cela qu'aucune ne l'écrit.
Colette a 64 ans. Elle a commencé six semaines avant la date de sa greffe, sans rien annuler du tout, parce qu'elle n'y croyait pas. Voici ce qu'elle m'a envoyé, recopié de mon téléphone.
Semaine 1. Rien. Strictement rien, sauf le fait de le faire. Son message : « Je le fais, mais je te préviens, je ne sens rien du tout. » Je lui ai répondu de continuer. Si je vous racontais qu'il s'est passé quelque chose dès la première nuit, vous auriez raison de me traiter de menteuse.
Semaine 2. Le sang du matin. C'est la première chose qu'elle a remarquée, et c'est presque toujours la première chose qui bouge. Il y en avait moins sur la brosse. Pas zéro. Moins.
Semaine 4. Elle a mangé une pomme entière sans y penser, et elle ne s'en est rendu compte qu'une heure après. Elle m'a appelée pour me le dire avec la voix de quelqu'un qui n'y croit pas encore.
Semaine 6. Elle a appelé le secrétariat.
Sur ce point je veux être claire. Ce n'est pas moi qui ai annulé cette greffe. C'est elle. Son téléphone, sa table de cuisine, personne pour lui mettre la pression.
Semaine 8, et c'est la partie honnête. Sa ligne de gencive est exactement là où elle était. Elle n'est pas remontée d'un millimètre, et elle ne remontera pas. Ce qui a changé, c'est qu'elle n'a pas continué à descendre.
C'est tout ce que je promets sur cette page. Et ce n'est pas rien : c'est la différence entre une bouche qu'on garde et une bouche qu'on remplace.
Depuis, d'autres ont commencé. Je leur ai demandé l'autorisation de recopier leurs mots ici.
Martine, 57 ans, Nantes. « Trente ans de fil dentaire tous les soirs et on me parlait de chirurgie. C'est l'explication sur la poche qui m'a décidée, pas la publicité. Trois semaines, je ne saigne plus au brossage. »
Sylvie, 61 ans, Lille. « Du rose sur la brosse tous les matins depuis des années. Je m'y étais faite. Trois semaines et plus une trace. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit ça qui parte en premier. »
Brigitte, 63 ans, Bordeaux. « Deux dents à greffer, 1 400 euros de reste à charge. Je ne dis pas que j'annule. Je dis qu'au moins je fais quelque chose en attendant, et que ça ne me coûte pas un rendez-vous par mois. »
Monique, 68 ans, Reims. « Je n'arrivais plus à croquer dans une pomme sans avoir mal. C'est revenu doucement. Je ne pensais pas que ça me manquerait à ce point. »
Françoise, 66 ans, Rouen. « Le livret avec les questions à poser, je l'ai emmené à mon rendez-vous. Pour une fois je ne suis pas ressortie sans rien comprendre. »
Anne-Marie, 58 ans, Strasbourg. « Il ne faut pas attendre un miracle en dix jours. Moi, c'est à la sixième semaine que j'ai vu sur mes photos que la ligne avait cessé de bouger. »
Dominique, 62 ans, Perpignan. « Au bout d'un mois je ne voyais rien et j'ai failli le renvoyer. C'est vers la neuvième semaine que ça a commencé. Si vous êtes pressée, passez votre chemin. »
Je garde volontairement les deux dernières. Une page qui ne publie que des enthousiastes vous ment par omission.
Après vingt-six ans de cabinet, je ne peux pas sauter cette partie.
Certaines bouches doivent être vues, et vite, et aucun appareil n'y changera rien. Si une dent bouge entre vos doigts, s'il y a du pus, un abcès, une douleur qui vous réveille, une joue gonflée ou de la fièvre : ce n'est pas cette page qu'il vous faut, c'est un rendez-vous cette semaine. Allez-y.
Si ce n'est pas votre cas, et qu'on vous a dit « on surveille, revenez dans six mois », alors comprenez ce que j'ai fini par comprendre :
Le chiffre lu sur la sonde n'a jamais décidé de la suite. Ce qui décide, c'est ce qui se passe dans la poche entre deux rendez-vous. Et entre deux rendez-vous, il n'y a personne.
« Est-ce que cela remplace mon dentiste ? »
Non, et je serais la dernière à vous le conseiller. Cela ne remplace ni un détartrage ni un suivi. Cela s'occupe de la zone les jours où personne ne s'en occupe, c'est-à-dire les cent quatre-vingts jours qui séparent deux visites.
« Est-ce que ma gencive va repousser ? »
Non. Le tissu perdu ne revient pas, et je refuse de vous laisser l'espérer. L'objectif est d'arrêter la descente, pas de revenir en arrière. Si une page vous promet de faire repousser une gencive, fermez-la.
« Combien de temps avant de voir quelque chose ? »
Le saignement au brossage est en général ce qui bouge en premier, et c'est aussi le plus facile à constater seule. Comptez en semaines, pas en jours. Les personnes qui arrêtent au bout de dix jours ne se sont jamais donné le temps de savoir.
« J'ai des couronnes, un bridge, un implant. Et si je porte une gouttière la nuit ? »
La gouttière se pose par-dessus les dents, elle ne touche à aucune restauration et elle ne se porte pas la nuit. Dix minutes, puis vous la retirez. Si vous avez un traitement en cours ou une orthodontie, parlez-en à votre praticien avant. C'est la réponse prudente, et c'est la mienne.
« Et si cela ne marche pas pour moi ? »
Vous êtes remboursée. Le paragraphe suivant vous dit exactement comment, et il n'y a pas de formulaire à remplir.
Vous avez probablement déjà dépensé de l'argent pour vos gencives. Des dentifrices, des bains de bouche, une brosse hors de prix, peut-être un détartrage profond.
Alors voici la promesse :
Utilisez-le pendant 90 jours, tous les jours.
Si au bout de 90 jours vous estimez que cela n'a rien changé :
Vous êtes remboursée, jusqu'au dernier centime.
Pas de formulaire. Pas d'avoir à dépenser en boutique. Pas de question.
Un e-mail à contact.lusivae@gmail.com avec écrit « Ça n'a pas marché », et c'est tout.
Je vais vous dire pourquoi 90 jours et pas 30. Parce qu'à 30 jours vous n'aurez pas encore vu grand-chose, et une garantie trop courte sert à vendre, pas à rassurer. Une gencive ne se juge pas en un mois.
Vous êtes exactement là où était Colette il y a deux ans. Deux options sur le menu officiel, et une troisième dont personne ne vous a parlé.
Chemin n° 1 : rester dans leur menu. Le détartrage tous les six mois qui tient trois semaines. Le tube à 34,95 euros qu'on rachète tous les mois et qu'on arrête au bout de trois. Le devis de greffe rangé dans un tiroir. Le sang du matin qu'on finit par ne plus voir. Et dans dix ans, une dent qui bouge, puis deux, puis la conversation sur les implants.
Chemin n° 2 : dix minutes par soir. Moins qu'un seul détartrage profond, payé une seule fois. Chez vous, après le brossage, sans l'autorisation de personne. Et la greffe qui reste où elle est : disponible si un jour vous en avez vraiment besoin, pas inscrite au calendrier parce que personne ne vous a montré autre chose.
Je vous le dis en connaissant la maison de l'intérieur : « on surveille » est un calendrier de cabinet. Ce n'est pas obligé d'être le vôtre.
Régine a suivi ce calendrier. Cela lui a coûté deux dents.
Cliquez sur le bouton ci-dessous pour vérifier la disponibilité.
1. Choisissez votre formule. Un conseil : si votre conjoint saigne aussi en se brossant, prenez-en deux, c'est moins cher que deux achats séparés.
2. Renseignez votre adresse de livraison.
3. Vous le recevez chez vous.
4. Dix minutes le soir, après le brossage, tous les jours.
5. Prenez une photo de votre ligne de gencive le premier jour. C'est le seul moyen de voir quelque chose d'aussi lent, et c'est exactement à cela que sert la carte de suivi.
Ne fermez pas cette page en vous disant « je commanderai plus tard ».
Pendant vingt-six ans, j'ai vu du côté du praticien ce que devient ce « plus tard ».
Plus tard, c'est six mois de plus pour la poche. Plus tard, c'est le millimètre qui ne reviendra pas. Plus tard, c'est le jour où je n'ai plus que deux choses à vous proposer, et où les deux vous font peur.
Aujourd'hui, vous en avez une troisième.

Martine Guérin
Trente ans de fil dentaire tous les soirs et mon dentiste m'a parlé de chirurgie l'an dernier. Je suis sortie de ce rendez-vous en me sentant sale, alors que je fais tout bien. Cet article est le premier endroit où quelqu'un m'explique que ce n'est pas ma faute

Christine Delaunay
Je ne lui avais rien dit. Il a sondé, il n'a rien commenté, puis il m'a demandé si j'avais changé quelque chose. Je lui ai montré l'appareil. Il ne connaissait pas, il a dit que tant que je continuais mes détartrages ça ne gênait rien

Élisabeth Nogaret
Ma greffe avait récidivé. Six semaines de convalescence, 450 euros, et au bout d'un an c'était redescendu au même endroit. Personne ne m'avait prévenue que ça pouvait arriver. Je ne recommencerai pas

Sylvie Marchand
Pareil pour moi. Ce qui m'a le plus énervée, c'est qu'on ne me l'a dit qu'après, quand je suis revenue me plaindre. Avant l'opération, personne ne parle de récidive

Monique Laurent
68 ans. Je ne pouvais plus croquer dans une pomme, je les coupais en petits morceaux depuis des années. Je ne dis pas que tout est réglé, je dis que dimanche j'ai mordu dedans directement et que j'ai pleuré dans ma cuisine comme une idiote


Françoise Bardet
Le petit livret avec les neuf questions, je l'ai emmené à mon rendez-vous. Pour la première fois de ma vie je ne suis pas ressortie du cabinet sans rien comprendre. Rien que ça, ça valait le coup

Corinne Vasseur
Sur une photo de famille j'ai vu que mes dents avaient l'air plus longues qu'avant. Personne ne m'avait jamais expliqué que ce n'étaient pas les dents qui poussaient. Rien que de comprendre ça m'a fait du bien, même si ce n'est pas une bonne nouvelle

Nathalie Rouaud
J'avais peur de ne pas m'y tenir. En fait je le mets pendant que je range la cuisine. Dix minutes le soir, ça tient dans une journée. C'est le premier truc que je n'ai pas abandonné au bout d'une semaine

Catherine Riou
On a commandé les deux d'un coup avec mon mari, c'était moins cher. Lui c'est surtout le saignement, moi le déchaussement. On le fait ensemble devant la télévision, ça fait rire nos enfants

Martine Guérin
Mise à jour de mon commentaire du dessus, neuf semaines. Le sang du matin a disparu vers la troisième semaine et il n'est pas revenu. Ma ligne de gencive n'a pas bougé d'un millimètre, dans aucun des deux sens, et honnêtement c'est tout ce que je demandais

Monique Laurent
Bravo Martine. C'est exactement ce que la parodontologue explique dans l'article, il ne faut pas attendre que ça remonte

Sylvie Marchand
Honnêtement j'étais sceptique sur le prix, mais dans l'autre sens. Après ce que j'ai laissé chez le dentiste, ça me paraissait trop peu cher pour faire quoi que ce soit. Je dois des excuses à cet appareil

Christine Delaunay
Attention quand même, ce n'est pas magique. J'ai sauté dix jours pendant les vacances et j'ai senti la différence au retour. Ce n'est pas un truc qu'on fait quand on y pense

Élisabeth Nogaret
Je confirme, et il faut être patiente. Au bout d'un mois je ne voyais rien et j'ai failli le renvoyer, c'est vers la neuvième semaine que ça a changé. Si vous êtes pressée, passez votre chemin

Corinne Vasseur
Ma fille me l'a offert parce qu'elle en avait assez de m'entendre dire que je finirais comme ma mère. Le plus dur a été de croire que dix minutes suffisaient

Françoise Bardet
Sept ans sans mettre les pieds chez un dentiste, par honte. J'ai commencé par reprendre la main toute seule avec ça, et j'ai repris rendez-vous le mois dernier. Ça ne guérit pas tout, mais ça m'a remise en mouvement